«Le logiciel libre, c'est mal parce que ça ne rapporte pas d'argent» Logiciel libre n'est pas forcément gratuit, de plus on peut vendre des services autour du logiciel libre et d'autres
éléments potentiellement gratuits.
«Piratage et téléchargement sont une plaie pour le droit d'auteur !» Il erst possible de modifier la rémunération et le modèle de marché / vente, et comment légiférer si on ne peut
différencier «téléchargement légal» et «téléchargement illégal» ?.
«Une autorité de régulation centralisée est nécessaire sur Internet comme sur le Minitel !» Le fonctionnement même du «réseau des réseaux» est ainsi fait que cela n'est pas possible
techniquement ou même autrement ; et si cela était possible, cela ne marcherait pas forcément très bien à
terme.
«Les loi pour le contrôle de l'utilisation d'internet sont dépassées avant même leur vote...» C'est vrai, il faut
savoir courir.
«Il faut protéger...» Les réseaux, les outils ou les personnes ? et comment ? dans quelles limites et quel contexte ?
«Confiance dans l'économie numérique...» Faut-il faire confiance aux acteurs de cette économie ? ou à l'ensemble du système ?
«Ils échangent des fichiers sur internet, donc ce sont des pirates !» Le fonctionnement normal du web, c'est déjà de l'échange de fichier et de la copie en local de textes, images,
vidéos...
«Savoir programmer, c'est déjà être suspect. » Ou simplement responsable, comme de savoir lire, écrire, compter, réfléchir sur plusieurs sujets (lire un tract engagé ne veut pas dire que
l'on va adhérer aux idées contenues sur ce tract, savoir programmer ne veut pas dire virus informatiques, piratage informatique ou autre)...
En réaction à HADOPI (et d'autres éléments), ce billet pour inciter à réfléchir de façon plus pertinente sur l'utilisation d'internet (ou de tout système analogue) en évacuant les préjugés sur les «pirates du net», amener à réfléchir sur des services ou processus plutôt que sur la technique, sortir du «scénario avec un seul objectif soit noir soit blanc (soit autre chose de pas gris» alors que la réalité est déjà intermédiaire... L'économie numérique du futur doit tout de même être bien réfléchie !